Sur les réseaux sociaux, il peut nous arriver de montrer des choses qui devraient rester cachées, tout du moins des entreprises qui recrutent. C'est ce que montre cette nouvelle étude.

Les réseaux sociaux sont aujourd'hui au centre de l'attention de toutes les autorités, au premier chef desquelles les autorités publiques, qui veulent en grande majorité les réguler. Mais d'autres entités s'intéressent aussi à ce qui s'y passe, comme les entreprises, qui voient dorénavant ces plateformes comme un bon moyen de mieux connaître les candidats à des emplois qu'elles proposent.
Vérifier les réseaux sociaux d'un candidat est maintenant une habitude des recruteurs
L'étude que vient de publier Indeed après avoir interrogé près de 500 recruteurs l'an dernier devrait attirer votre attention. On y apprend en effet que la vérification des réseaux sociaux des candidats à un poste est devenu une activité routinière dans le recrutement.
80% des recruteurs interrogés ont ainsi indiqué s'adonner à ce qu'on appelle le « screening social », soit la consultation des réseaux sociaux des candidats, lors des phases de recrutement. Et pour 16% d'entre eux, ce serait dorénavant devenu une pratique systématique.

Les réseaux ont déjà entraîné le recalage de candidats
Et les conséquences sont déjà là. Ainsi, 62% des recruteurs interrogés ont admis avoir déjà recalé un candidat à cause de ce qui avait pu être trouvé sur un de ses réseaux. Les raisons de ces refus sont, dans l'ordre décroissant :
- Une incohérence entre le CV et ce qui existe sur les réseaux sociaux (51%) ;
- La découverte de comportements non professionnels (47%) ;
- La publication de contenus inappropriés (36%) ;
- Une prise de position politique (20%).
À noter que le screening social a tendance à devenir la norme plus l'entreprise est de taille importante. Dans certains secteurs, la pratique est devenue extrêmement commune, comme le juridique (100%), l'industrie manufacturière (92%), l'architecture (87%) ou la finance (86%). « Ces résultats confirment que le screening social est devenu une norme implicite du recrutement, et que les chercheurs d'emploi ont bien raison de s'en soucier » commente, en avertissement, Indeed.
Source : Ouest France